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Le Staff Evangélisation

Permettre à toute la paroisse de se mettre en état de mission afin que la joie de la foi existe dans la communauté paroissiale et qu’elle jaillisse pour atteindre tous les habitants de notre paroisse.

Le fondement de la dynamique missionnaire impulsée par le Pape François à la suite de ses prédécesseurs et du Concile Vatican II : Résumé de l’exhortation apostolique « Evangelii Gaudium »
( Le texte complet est disponible cliquez ici.)

Extrait de l'homélie du P. Jean-Pierre lors de la messe de rentrée paroissiale - Marmoutier 2019

Vous avez sans doute entendu parler de la demande du pape : faire de ce mois d’octobre un mois spécial missionnaire. Dans notre paroisse nous voulons prolonger cette dynamique tout au long de l’année à venir, et sans doute plus encore.

« La joie de l’Evangile remplit le cœur et toute la vie de ceux qui rencontrent Jésus ». C’est par ces mots que s’ouvre l’exhortation apostolique la joie de l’évangile dans laquelle le Pape François développe le thème de l’annonce de l’Evangile dans le monde actuel, en se basant, entre autres, sur les travaux du Synode de 2012 (« La nouvelle évangélisation pour la transmission de la foi chrétienne »). 

Je vais vous en dire qq mots, mais il faudrait prendre une soirée au moins pour partager sur ce texte tant il est la base solide pour la mission aujourd’hui.

Je désire, écrit Le Pape François, « m’adresser aux fidèles chrétiens, pour les inviter à une nouvelle étape évangélisatrice marquée par cette joie et indiquer des voies pour la marche de l’Eglise dans les prochaines années ».

Vous voyez, il s’agit là d’un appel – fort - à tous les baptisés, pour porter avec un dynamisme nouveau, l’amour de Jésus dans un « état permanent de mission », en évitant « le grand risque du monde d’aujourd’hui, celui de tomber dans « une tristesse individualiste ».

Le Pape invite à « retrouver la fraîcheur originale de l’Evangile », en cherchant « de nouvelles voies » et « des méthodes créatives », et à ne pas enfermer Jésus dans nos « schémas ennuyeux ».

Il faut une « conversion pastorale et missionnaire, qui ne peut laisser les choses comme elles sont » et une « réforme des structures » ecclésiales pour les rendre plus missionnaires. Ce que l’on connaît de la vie des paroisses aujourd’hui est terminé. Des chemins nouveaux sont à inventer ! J’en suis intimement persuadés. C’est le principal et urgent chantier que nous demanderons à notre prochain évêque de travailler avec les laïcs… 

C’est pourquoi je vous propose cette année de vérifier si nous vivons en vérité notre condition de « disciple?missionnaire » énoncée par le Pape François.

En regardant cette expression, il est intéressant de bien insister sur le trait d’union entre le mot disciple et le mot missionnaire.

On pourrait se contenter en effet d’une version confortable du christianisme en croyant lire : disciple ou missionnaire, le tout serait alors de rayer la mention inutile nous laissant face à deux versions de la vie chrétienne : la version confortable de celui qui se contente résolument d’être disciple, tournant le dos à l’évangélisation et au service du prochain, la paroisse étant réduite à un prestataire de services.

Ou bien le modèle missionnaire où la condition première de disciple risque d’être oubliée. Mais qu’annoncera?t?il s’il ne prend plus le temps d’être disciple, de nourrir sa foi ? Nous risquons fort de ressembler à une vague ONG, selon l’avertissement de François…

Lisons attentivement ce qu’écrit le Saint Père dans la joie de l’Evangile : « Tout chrétien est missionnaire dans la mesure où il a rencontré l’amour de Dieu en Jésus Christ ; nous ne disons plus que nous sommes « disciples » et « missionnaires », mais toujours que nous sommes « disciples?missionnaires ».

Autrement dit la condition même du disciple est d’être missionnaire. La dimension missionnaire ne s’ajoute pas, elle est inséparable de la rencontre du Christ vécue par le disciple. François précise : « La nouvelle évangélisation doit impliquer que chaque baptisé soit protagoniste d’une façon nouvelle.

Cette conviction se transforme en un appel adressé à chaque chrétien, chaque membre d’une équipe dans notre paroisse pour que personne ne renonce à son engagement pour l’évangélisation, car s’il a vraiment fait l’expérience de l’amour de Dieu qui le sauve il deviendra un véritable Disciple-Missionnaire». 

Cette année sera donc un temps favorable pour lire notre vie paroissiale en nous demandant si nous sommes, non pas des disciples ou des missionnaires, ni des « disciples et missionnaires », mais des « disciples-missionnaires ». Le trait d’union reliant ces deux termes révèle l’intensité de notre rencontre avec le Seigneur.

Je vous présente qq axes que nous poursuivrons cette année. Chaque équipe, chaque groupe est invité à répondre à quatre questions

1.     Comment notre paroisse, notre équipe – qu’elle quelle soit -  vise?t?elle à former des disciples : des hommes et des femmes, des jeunes ayant fait l’expérience d’une rencontre personnelle avec Jésus?Christ et dont la vie a été transformée par cette rencontre ? Quels sont les moyens proposés dans notre paroisse pour nous ressourcer spirituellement ?

2.     Notre vie paroissiale est?elle tout entière traversée par une dynamique missionnaire ? Quelle est la place de la formation à la mission et de la dimension de l’évangélisation ?

3.     Comment notre Eglise est?elle une Eglise en sortie, comme le Christ va rejoindre les périphéries, là où vivent les hommes et les femmes de notre temps, en particulier les pauvres, les précaires, tous ceux et celles qui sont en souffrance ?

4.       Comment favorisons?nous la dimension fraternelle de nos communautés, équipes, groupes ? Seules les communautés fraternelles peuvent être des lieux de formation et de soutien de disciples?missionnaires.
Cela pose la question du climat de notre vie ecclésiale et de la participation effective à des petites communautés fraternelles de foi.

Ces axes seront la grille de lecture que je proposerai de travailler avec l’EAP pour tous les mouvements, groupes et équipes de la paroisse.

Pour être missionnaires, il faut chercher le bien du prochain et désirer le bonheur des autres : « Si je réussis à aider une seule personne à vivre mieux, cela justifie déjà le don de ma vie ». Le pape invite à ne pas se décourager face aux échecs ou aux faibles résultats parce que la « fécondité est souvent invisible, insaisissable, elle ne peut pas être comptée »; « nous savons seulement que notre don de soi est nécessaire ». 

N’oublions pas, nous dit le pape, que « le temps est supérieur à l’espace » cela veut dire « travailler à long terme, sans être obsédé par les résultats immédiats ».

L’exhortation la joie de l’Evangile s’achève par une prière à Marie-Mère de l’évangélisation. Chaque fois que nous regardons Marie nous voulons croire en la force révolutionnaire de la tendresse et de l’affection. 

Alors en avant, disciples?missionnaires !